Les violences conjugales et familiales sont devenues un des sujets majeurs en matière de santé publique : les paroles se libèrent, la culture sociétale évolue dans les relations entre les genres, les conséquences sur la santé des adultes et des enfants, sur la parentalité sont de mieux en mieux étudiées, de même que l’intérêt d’une détection précoce et d’une prise en charge appropriée. Cette détection proactive (case finding) implique que les professionnels de première ligne soient en mesure d’accompagner les patient.es de manière efficace. Le médecin généraliste est bien placé, parce que plus consulté en cas de violences (2 à 3 fois plus) et qu’il suit ces familles sur le long cours. Il est aussi parfois le seul interlocuteur dans ce parcours délétère pour la santé.
Face à la prévalence élevée et à la haute morbidité des violences familiales, il est essentiel de soutenir, former et outiller les médecins généralistes, en tant que première ligne de contact, afin qu’ils puissent détecter de manière proactive ces violences et apporter le soutien médical et psychologique approprié aux patient.es concerné.es.