La recherche de gain d’efficience, une nouvelle approche des soins de santé, l’accessibilité aux soins conduisent à une collaboration renforcée (ou forcée ?) et au partage des tâches et des données au sein des métiers de l’aide et du soin. C’est à l’agenda politique des autorités publiques en santé depuis plusieurs années et fait débat au sein des prestataires de soins de première ligne. Les médecins Généralistes se sentent particulièrement concernés et se posent de nombreuses questions sur l’avenir et le sens de leur métier, notamment en voyant un certain nombre de tâches (auparavant réservées aux médecins) confiées à d’autres prestataires comme les pharmaciens et les infirmiers.
Ces « nouveautés » génèrent des sentiments parfois antagonistes allant de l’inquiétude et du regret à l’opportunité. Les enjeux concernent l’organisation du soin et la santé publique et la place du médecin généraliste dans la première ligne. La manière dont les médecins vont appréhender cette mutation et l’expression de leurs besoins pour que cette évolution soit perçue comme positive sont capitales, c’est tout l’enjeu du débat.