Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 13 millions de décès annuels dans le monde sont attribuables à des causes environnementales évitables liée en partie au changement climatique, que l’OMS qualifie de « plus grande menace sanitaire à laquelle l’humanité est confrontée », ainsi qu’au dépassement de huit « limites planétaires ». Les médecins généralistes sont confrontés à ces changements avec l’émergence de problématiques de santé spécifiques : zoonoses, épidémies, éco-anxiété, infertilité, démence, problématique des PFAS, perturbateurs endocriniens, cancers.
Mais que faisons-nous, comme médecin généraliste, pour participer à l’effort commun ? En effet, le secteur des soins de santé est responsable d’environ 8% des émissions de gaz à effet de serre et génère de plus une pollution significative non liée directement aux gaz à effet de serre. Est-ce que notre secteur contribue à la crise sanitaire et écologique qu’il affronte ?
Des publications récentes dans des revues de renom soulignent la nécessité de transformer notre approche des soins, en adoptant une perspective holistique appelée One Health. Les solutions, bien que urgentes, sont connues et théoriquement simples à mettre en œuvre.
Une consultation de médecine générale émet entre 4 et 66 kg de CO2. Dans cette plénière, nous aborderons de manière ludique et interactive les leviers sur lesquels nous pouvons agir efficacement : mobilité, prescriptions, aménagements du cabinet, prescriptions médicamenteuses et d’examens paracliniques.